21 JANVIER 2010

Collection Métiers d’Art – La symbolique des laques

 

Il n’y a pas chez Vacheron Constantin d’homme qui puisse ignorer ce qu’est la passion pour la belle horlogerie. Car sans passion, il n’y a pas d’exigence véritable. Et si le Cabinotier d’autrefois a disparu, dans les couloirs de la manufacture, près des établis, demeure la mémoire de ces hommes dont aujourd’hui chaque horloger, chaque artisan, par le geste, fait revivre le langage de l’esprit et perpétue le savoir-faire.


Car le temps, c’est aussi la mémoire. Etre fidèle à ces visionnaires et virtuoses de l’époque demeure sans aucun doute l’une des grandes qualités de Vacheron Constantin. L’éthique et l’obligation d’excellence qui anime chaque membre de la manufacture a fait l’homogénéité de la Maison depuis plus de 250 ans. Adopter la philosophie de ses prédécesseurs, lorsqu’elle contient cet humanisme indispensable, apporte une forme d’épanouissement que peu connaissent.


Ce profond engagement de Vacheron Constantin pour la transmission et la valorisation des métiers horlogers – et en particulier ceux des Métiers d’Art qui rassemblent la quintessence des savoir-faire dans le domaine très particulier des arts décoratifs appliqués à la création horlogère (émailleur, graveur, guillocheur et sertisseur) – continue de se poursuivre aujourd’hui au travers de garde-temps, véritables œuvres d’art, dont seuls quelques maîtres et artisans ont encore dans leurs ateliers le secret de fabrication.






La collection Métiers d’Art…


Là où le savoir de l’esprit habite la main qui donne vie à l’objet,

l’homme offre une âme à chacune de ses créations.



Lorsque Vacheron Constantin institutionnalise en 2004 la collection Métiers d’Art avec la série limitée de garde-temps Hommage aux Grands Explorateurs, la manufacture illustre une volonté farouche de pérenniser l’une de ses valeurs fondamentales, la transmission des traditions artisanales des Métiers d’Art de la Haute Horlogerie.


Ainsi, pour la naissance de cette collection, chacun dans son domaine, virtuoses de leur art et passionnés, les maîtres horlogers ont combiné leurs talents avec les maîtres émailleurs, alliant techniques anciennes et modernes de leur métier respectif, pour donner naissance à des montres exceptionnelles, tant en matière de mécanique que d’esthétisme, au travers d’un mouvement breveté offrant une lecture du temps étonnante et d’un cadran sublimé par un art ancestral et complexe: l’émail Grand Feu.


De ce même principe, la collection Métiers d’Art – Les Masques – dont le premier coffret a été présenté en 2007 – illustrera elle aussi à la perfection la combinaison des talents et des savoir-faire, cette fois-ci entre maîtres horlogers et maîtres graveurs qui, travaillant main dans la main, ont donné naissance à des garde-temps, véritables invitations à voyager dans le temps et l’espace, à la recherche des racines de l’homme, et à se pencher sur l’une des plus belles expressions de son âme.





Rencontre entre Vacheron Constantin qui a fêté ses 250 ans d’activité à Genève en 2005,

Et Zôhiko qui soufflera ses 350 bougies d’existence à Kyoto en 2011…


Plus de 600 années d’histoire cumulée.



L'immense résonance que la collection Métiers d’Art Les Masques issue de la rencontre entre Vacheron Constantin et le Musée Barbier-Mueller de Genève a conforté la manufacture horlogère dans sa conviction : aujourd'hui plus que jamais, il importe de conjuguer les métiers de la culture et des arts avec la plus haute qualité technique de l’art horloger.


Cette combinaison des talents joignant virtuosité et précision tant techniques que décoratives, est l'illustration parfaite des valeurs fondamentales de Vacheron Constantin : la quête de l'excellence, le soutien de la créativité, l'ouverture au monde, le respect et la transmission des traditions, et enfin le partage de la passion.


Ouvrant un nouvel horizon à l’alliance entre technique horlogère et technique décorative, la manufacture propose pour la première fois une collection Métiers d'Art dont une partie de la production quitte le sol genevois pour venir d’un autre continent. Et c'est un ailleurs lointain, puisque derrière le terme mystérieux de maki-e se cache le fleuron des techniques ancestrales et traditionnelles de la laque japonaise.



Naissance de la collection « Métiers d’Art – La symbolique des laques »



Dans les tiroirs de son département Création, Vacheron Constantin avait depuis longtemps le projet d'une conjonction entre maki-e et horlogerie. Mais ce projet n'avait encore jamais trouvé l'étincelle qui lui ferait prendre vie. Cette étincelle viendra de la maison Zôhiko qui portait la même aspiration en miroir : parvenir à combiner les talents des arts horlogers à celui des arts de la laque.


La référence aux "Masques" n'est pas fortuite : c'est l'audace tant technique qu'artistique, et la beauté de cette collection qui encouragera Zôhiko à se faire connaître auprès de Vacheron Constantin pendant l'automne 2007 pour étudier la possibilité d'une collaboration.


S'il y a dans toute rencontre une part de hasard et de chance, la création d'une véritable relation ne peut se faire que sur la base d'affinités profondes et le partage de valeurs communes. Celles-ci se sont développées immédiatement entre les deux maisons, porteuses toutes deux du même respect fondamental des traditions culturelles, techniques et artistiques. Vacheron Constantin est le dépositaire d'une lignée ininterrompue depuis 1755, et Zôhiko est également le dépositaire d’une lignée fondée en 1661. A elles deux, elles cumulent 600 ans d'expérience et de savoir-faire.


Mais avant tout, cette collection est une aventure humaine. C’est un voyage et une découverte d’un au-delà inconnu où savoir-faire et innovation se rejoignent au plus haut point. De cette rencontre entre les hommes d’une des plus anciennes maisons japonaises de laque Zôhiko 象彦, sise à Kyôto depuis sa fondation en 1661, et ceux de la plus ancienne manufacture d’horlogerie du monde en production ininterrompue à Genève depuis sa fondation en 1755 - Vacheron Constantin - naît un singulier porteur des mêmes valeurs fondamentales : la collection Métiers d’Art – La symbolique des laques.




Trois ans, neuf motifs, soixante coffrets



Fidèle à l'esprit de la collection Métiers d'Art, la série de montres Métiers d’Art – La symbolique des laques se déclinera sur trois ans, chaque année donnant naissance à un nouveau coffret de trois montres en série limitée à seulement vingt exemplaires.


Chaque volet présentera des motifs choisis pour les cadrans, réalisés avec la technique du maki-e, dans l'immense réservoir symbolique des traditions artistiques d'Extrême-Orient. C'est ainsi que tout motif, qu'ils soient dérivés du monde animal, végétal ou minéral, est porteur de signification et est susceptible d'être combiné avec un autre : des figures divines ou héroïques sont associées à des animaux, ces animaux à des plantes, ces plantes à des vertus ou à des qualités abstraites, etc. Souvent, ces motifs renvoient à des oeuvres littéraires, des poèmes ou encore des légendes.


D’un point de vue horloger, c’est le légendaire calibre extra-plat 1003 qui a été choisi par Vacheron Constantin pour équiper cette série de garde-temps. C’est une version squelette du mouvement construit en or 14 carats que l’on retrouve ici. Toutefois, pour magnifier l’harmonie de l’ensemble et veiller à ce que le travail du maki-e soit bien mis en avant, Vacheron Constantin a été jusqu’à opter pour un traitement ruthénium qui – calmant l’éclat naturel de l’or - offre un effet des plus élégants à la montre. Les glaces saphir sur les deux faces permettent d’admirer les finitions exceptionnelles, notamment le travail d’anglage, réalisées dans les ateliers de la manufacture genevoise.


Quant à la boîte ronde d’une apparente simplicité, elle a été dessinée dans des lignes d’une sobriété exemplaire qui confine à l’épure, respectant l’esprit zen de la collection Métiers d’Art – La symbolique des laques.


Le thème de la longévité


Le premier coffret déclinera le thème de la longévité dans la tradition extrême-orientale avec « Les Trois amis de l'hiver" – Saikan no sanyû 歳寒三友 - le pin, le bambou et le prunier. Ce trio classique de la symbolique chinoise est passé très tôt au Japon où il est tout aussi populaire que dans son pays d'origine. Par leur capacité à résister à la rigueur des grands froids, les "Trois amis de l'hiver" représentent avant tout la longévité. Par extension, ils sont aussi associés à la loyauté d'une amitié survivant aux moments difficiles que symbolise l’hiver.


Les pins sont vénérés pour leur âge et leur force. Ils sont aussi tenus en haute estime car ils restent verts en hiver. Le bambou, quant à lui, est perçu comme un parfait gentleman, souple face aux changements, mais sans jamais abandonner son idéal : dès que la tourmente est passée, il regagne sa position initiale. Quant au prunier, il est respecté parce qu’il est le premier arbre à fleurir encore au coeur de l’hiver, et qu’il est l’arbre fruitier à la plus longue vie. L’idéal de l’homme lettré chinois et japonais était d’être “fort comme le pin, résistant comme le bambou et pur comme le prunier”.



Chacun des "Trois amis de l'hiver" a pour compagnon un oiseau

auquel il est combiné par paire.


Ainsi, le pin au grand âge est lié à la grue dont la blancheur rappelle le cumul des années. Le bambou est associé au moineau dont l'activité sans relâche symbolise la vitalité du bambou toujours renaissant. Enfin, le prunier et le rossignol japonais sont représentés ensemble car tous deux célèbrent l'arrivée du printemps, l'un par ses fleurs précoces, l'autre par son chant.


C'est cette double combinaison de trois motifs que Vacheron Constantin a choisi en étroite relation avec Zôhiko. Chaque montre est ainsi dotée d'un double cadran en laque travaillée dans la technique maki-e. Le motif principal de l'arbre sur le dessus de la montre est doublé du motif de l'oiseau sur son revers, faisant ainsi face au poignet. En cela aussi, le choix de Vacheron Constantin rejoint une tradition japonaise, puisque nombre d’objets de laques japonais sont décorés même sur leurs surfaces cachées comme par exemple l'intérieur des couvercles ou les fonds de boîtes.



La montre Pin et Grue - Matsu to tsuru 松と鶴


Au Japon, le pin a de tous temps été prisé pour son bois et pour la beauté de ses formes tortueuses. Il n’en reste pas moins que son rôle proéminent dans l’art et la littérature reflète en large part des traditions adoptées du continent. Ces traditions sont fortement inspirées par le fait que le pin est un arbre à feuillage persistant, et par conséquent associé à la longévité et la constance. L’art chinois et l’art japonais considèrent donc le pin comme faisant partie des plantes perçues comme vertueuses, comme le symbole de l’hiver et du Nouvel An, et comme le symbole premier de la longévité et même de l’immortalité.


La grue elle-aussi, tout comme le pin, est depuis toujours symbole de longévité et de noble élégance. Aux côtés du phénix, elle est l’un des oiseaux les plus auréolés de mythe et de mystère des traditions extrême-orientales. Non seulement elle est dite pouvoir vivre jusqu’à un âge fabuleux, mais dès sa 600ème année, être capable de ne vivre que d’eau fraîche. En outre, au seuil de sa 2000ème année, son plumage échange sa blancheur immaculée pour un noir profond. La grue est aussi l’un des messagers aériens des immortels taoïques. Au Japon, la grue ajoute à son caractère mythique une dimension purement esthétique liée à la beauté de son plumage. L’arrivée saisonnière des grues venues passer l’hiver au Japon était accueillie avec joie, et considérée comme augure de prospérité. Pour toutes ces raisons, les grues jouissaient jadis de la protection impériale. Elles étaient réservées pour le seul plaisir de l’Empereur, et jusqu’à la restauration de Meiji en 1868, il était interdit de les chasser.



La montre Bambou et Moineau - Take to suzume 竹と雀


Pour le taoïsme, et dans une moindre mesure le bouddhisme, le bambou à la structure tubulaire symbolise la notion de vacuité. De même que le tao, la voie s’élève de la vacuité et y retourne, le coeur du bambou est fait de vide. Ce vide, ou cet espace, est aussi le symbole de la tolérance et de l’ouverture d’esprit. Quant à la souplesse et la résistance du bambou, elles représentent l’intégrité par leur capacité à plier sans se rompre.


Même s’il ne vit pas aussi vieux que le pin, le bambou est lui aussi associé à la longévité. En effet, si une pousse de bambou prise par elle-même ne vit pas longtemps, un bosquet tout entier peut naître d’une seule pousse. De même, les bambous meurent après avoir fleuris, mais nombre d’entre eux ne fleurissent qu’une seule fois par siècle, ce qui fait malgré tout d’eux, des vieillards d’âge respectable.


Les bosquets de bambous font des nichoirs particulièrement attrayants pour les colonies de moineaux. En dépit de son agitation et de son caractère parfois querelleur, le moineau est considéré comme un symbole de loyauté au Japon. En effet, il ne cesse de chanter “chû, chû, chû!” – “sois loyal, loyal, loyal!”. Dans les recueils de légendes populaires, le moineau est souvent représenté comme fortement imbu du sens de l’honneur et du devoir. L’association du bambou et du moineau figure aussi fréquemment dans les peintures du bouddhisme Zen, où le bambou signifie l’idéal d’éveil et de libération des attaches mondaines, et le moineau la spontanéité et la joie de vivre.



La montre Prunier et Rossignol Japonais - Ume to uguisu 梅と鴬


Le prunier est connu avant tout pour l’éclosion au cœur de l’hiver de ses délicates fleurs blanches à peine teintées de rose. Leur parfum subtil se répand au plus froid des mois d’hiver, et fait naître les premiers espoirs de printemps. Bien que ni le prunier, ni ses fleurs, ne soient d’une magnificence particulière, ils sont d’un caractère si frais et si exquis qu’ils enchantent l’esprit au milieu de la désolation de l’hiver. Le prunier sert ainsi de métaphore à la beauté intérieure et l’humilité face à l’adversité du monde.


L’association du prunier et du rossignol japonais semble être un développement plus particulièrement japonais. Ils sont tous deux les premiers messagers du printemps : le premier chant du rossignol japonais est appelé « premier son de l’année», hatsune 初音. Les références poétiques où prunier et rossignol japonais sont associés sont innombrables. Souvent, elles sont aussi associées à la neige, puisque les pruniers fleurissent souvent si tôt que les fleurs de prunier semblent se confondre avec les flocons de neige.





Qu’est ce que le maki-e ?


Maki-e 蒔絵 - qui veut dire "image semée" - représente la technique la plus sophistiquée de l’art de la laque, désignant un travail décoratif où la poussière d'or ou d'argent est délicatement saupoudrée sur de la laque encore humide, généralement noire, pour créer le motif.


La laque provient de la sève de l'arbre à laque Rhus verniciflua. Apparenté au sumac vénéneux, il vient à l'origine des hauts plateaux d'Asie centrale ou du Tibet. Aujourd'hui, l'arbre à laque ne pousse qu'en Chine du Sud, en Corée, au Vietnam et au Japon, mais il semble qu'il aurait été jadis beaucoup plus répandu. En japonais, le nom de la matière et celui de l'arbre se confondent : urushi . L'idéogramme composé des clés de l'arbre et de l'eau de l'homme donne une image fidèle de ce qu'il décrit.


Les techniques de laque varient en fonction des pays, des qualités de laque, et de l'usage auquel sont destinés les objets. Les trois catégories les plus représentatives des arts de la laque sont la gravure, les incrustations et le maki-e.


L'éventail de possibilités est presque infini, et l'invention japonaise du maki-e dans ses différentes variations représente l'un des mariages les plus remarquables de maîtrise technique et de sophistication esthétique dans l'histoire de l'art. Cette technique décorative est développée très tôt dans l'histoire japonaise. Elle arrive à pleine maturité artistique entre le VIIIème et XIIème siècle de notre ère pour devenir l'ornementation prédominante à partir du XVIIème siècle et le rester à ce jour. Elle ne semble pas avoir été utilisée en Chine - ou en avoir très tôt disparue. En revanche, elle y était très prisée comme en témoignent les nombreuses commandes passées depuis le continent au cours des siècles. Le maki-e lui-même a donné lieu à une floraison de techniques qui lui sont propres. Dès le milieu du Xème siècle, cette technique dépasse de loin toutes ses rivales, et leur est largement préférée pour sa finesse d'exécution, son caractère tout à la fois précis et vaporeux, et l'immense poésie qui s'en dégage.


L'une des plus grandes beautés de la laque est qu'elle orne les objets les plus précieux comme les plus quotidiens. Bols et vaisselle de laque traversent les siècles, tout comme les boîtes aux usages de forme multiple : boîtes à documents, boîtes à thé, à encens, à pinceaux, à encre, à cartes, à médicaments, etc. Si de tous temps, il y a eu du mobilier de laque, la préférence va malgré tout presque toujours aux objets de petite taille, à un travail de perfection dont la minutie est un enchantement.




La Maison Zôhiko


En 1661, Yasui Shichibei 安井七兵衛 (1632-1692) ouvre un magasin vendant des laques et des produits chinois, qu'il nomme "A l'Ivoire", Zôgeya 象牙屋. Son successeur est Kusunoki Jihei 楠治兵衛 (1659-1714), qui se concentre désormais sur les laques. Le magasin restera dans la famille pour cinq générations, avant d'être transmis à Nishimura Hikobei 西村彦兵衛 (1719-1773), alors chef de production, par manque d'héritiers dans la branche Kusunoki. Kusunoki Jirôbei 楠治郎兵衛 (1723-1784) légua à son premier commis non seulement le magasin, mais aussi le soin des tombes de sa famille, créant ainsi un lien de filiation insécable. Depuis cette époque jusqu'à ce jour, la Maison Zôhiko est tenue par des membres de la famille Nishimura qui reprennent à chaque fois le prénom du fondateur. Le directeur actuel de Zôhiko est ainsi le neuvième Nishimura Hikobei.


Le troisième Hikobei (1806-1875) reçut de l'Empereur le titre de "Maître en maki-e" pour l'excellence de son travail. L'une de ses pièces les plus remarquables est un panneau en maki-e représentant le bodhisattva Fugen sur un éléphant blanc. L'histoire dit que la population de Kyôto fut si séduite par la beauté de cette image qu'elle la nomma le "panneau de Zôhiko". "Zô" signifiant l'éléphant et "Hiko" reprenant la première partie du prénom de "Hikobei". C'est là, l'origine du nom de la Maison Zôhiko.


La Maison Zôhiko entretient des liens de longue date avec la Cour impériale japonaise. Le quatrième Hikobei (1806-1875) en était l'un des fournisseurs officiels et le directeur actuel a réalisé le siège officiel de l'Empereur régnant. Les premières exportations de l’atelier datent de la toute fin du XIXème siècle en conjonction avec l'ouverture du Japon au monde extérieur suite à la Restauration de Meiji. Cette nouvelle ampleur donnée à la Maison est l'oeuvre du huitième Hikobei (1887-1965). Il fut unanimement considéré comme un pionnier de l'industrie de la laque. Il fonda également une école de maki-e qui devint une référence pour de nombreux artistes spécialistes de la laque.


La longue histoire de Zôhiko reflète une tradition d'excellence sans pareille dans le respect à la fois d'une continuité artistique et d'une créativité toujours renouvelée. Tout en cultivant une tradition déjà plus que millénaire, Zôhiko est ouverte sur le monde. Le partage avec Vacheron Constantin a donné lieu à une collaboration d'une intensité extraordinaire dont le fruit porte le nom de collection Métiers d’Art –La symbolique des laques.


Vacheron Constantin et le Japon… Une relation de très longue durée


C’est aux environs des premières années 1800 qu’un éminent historien de l’horlogerie Alfred Chapuis situe les premiers contacts commerciaux de Vacheron Constantin avec l’Asie et la Chine en particulier (dans son ouvrage de référence paru en 1919 « La Montre chinoise »). Ailleurs dans le monde, à la même époque, la Maison est présente en Amérique du Sud avec un représentant installé de façon permanente au Brésil. En Russie, elle fournit régulièrement la Cour impériale, et en 1847, c'est le marché de l'Inde qui lui ouvre ses portes.


A cette époque, le Japon est encore fermé à presque tout contact extérieur. En effet, entre le début du XVIIème et le milieu du XIXème siècle, le gouvernement militaire des shôguns veilla à ce que le pays soit presque entièrement coupé du monde. Ce n'est qu'à partir de 1854, sous la pression américaine, que les premiers traités commerciaux sont conclus avec l'Occident. Les choses iront dès alors très vite. Les répercussions se feront bien entendu sentir jusqu'en Suisse.


En 1862, le Conseil Fédéral décide d'envoyer une délégation suisse au Japon et convie "M. Vacheron, Fabricant d'horlogerie" à une réunion préparatoire. Le 6 février 1864, la Suisse signe son premier document officiel avec le Japon : il s'agit d'un traité de commerce permettant notamment aux ressortissants suisses de s'établir dans les ports ouverts du pays.


Déjà à cette époque, la Maison Vacheron Constantin était tenue en haute estime au Japon car en 1867, l'année même de son intronisation, l'Empereur Meiji avait prévu de visiter les ateliers de la fabrique lors de sa visite à Genève. Une invitation de dernière minute chez M. de Rothschild le retiendra.


En 1884, le Japon adopte l'heure universelle alors que la Suisse ne rejoint les rangs qu'en 1892, et la France en 1911! Jusque-là, le Japon comptait les heures de manière inégale entre le jour et la nuit et selon les saisons. Les horloges japonaises, wadokei 和時計, étaient donc de conception différente des horloges occidentales. L'adoption de l'heure universelle est ainsi plus qu'un simple ajustement, et fait partie de la véritable révolution culturelle dans laquelle s'engage le Japon en entrant dans l’ère moderne.


Le "genre Japon"


En 1906, Vacheron Constantin ouvre sa première boutique en l'Ile au cœur de Genève. Dès le début, une clientèle japonaise régulière et exigeante se construit, constituée tant de visites de passage que de commandes depuis le Japon.


A partir de 1917, Vacheron Constantin est représenté au Japon même dans les trois villes de Tôkyô, Yôkohama et Kôbe. Les premières montres envoyées sont des chronomètres de marine. Très rapidement, il s'avère que la clientèle japonaise a des goûts si précis et affirmés qu'il se développe un véritable code esthétique qualifié de "genre Japon" avec des montres plates et sobres, élégantes, avec une préférence pour les couleurs blanche et argent.


La fin du XIXème et le début du XXème siècle marquent la grande époque du « japonisme » en Europe dans le sillon des expositions universelles de Paris où les arts du Japon font fureur. Ferdinand Verger et ses descendants, représentants parisiens de Vacheron Constantin jusqu'en 1939, sont de véritables génies créatifs qui sauront tirer parti de l'enthousiasme général témoigné à l'égard du Japon. Il réalise ainsi plusieurs montres d'inspiration japonisante pour Vacheron Constantin, certaines jouant par exemple de l'émail jusqu'à donner l'illusion de la laque, d’autres en laque véritable qui font aujourd’hui encore partie de la collection privée du patrimoine de Vacheron Constantin.


En 1953, S.A.I le Prince Akihito, l'actuel empereur régnant du Japon, a visité la manufacture Vacheron Constantin et la boutique historique en l’Ile, ne manquant pas d’apposer sa signature dans le livre d'or de la Maison.



L’histoire de la laque, le secret du « vernis » si précieux



"L'arbre qui donne le véritable vernis du Japon s'appelle urushi. Cet arbre produit un jus blanchâtre dont les Japonais se servent pour vernir leurs meubles, leurs plats, leurs assiettes de bois qui sont en usage chez toutes sortes de personnes, empereur ou paysan : car à la cour et à la table du monarque, les ustensiles vernissés sont préférés à ceux d'or et d'argent".

Engelbert Kaempfer,

Médecin allemand voyageant au Japon,

"Histoire naturelle, civile et ecclésiastique du Japon", 1727


Cet extrait résume l'essentiel de la laque japonaise. Employé au féminin, la laque désigne une matière, mais employé au masculin, le laque est un objet décoré avec cette matière. On trouve aujourd’hui trois grandes catégories de laque : la laque véritable, la gomme-laque et les vernis.


La laque véritable est la sève d'un arbre qui ne se trouve qu'en Extrême-Orient. La gomme-laque est une résine tirée des secrétions d'un insecte vivant en Inde et en Asie du Sud Est. Ces deux formes de laque diffèrent dans la teinte mais avant tout dans la résistance et la solidité.


Les vernis regroupent quant à eux, tous les substituts européens à la laque orientale. Ces succédanés sont de toutes sortes, tant végétaux, qu'animaux, puis synthétiques, et sont de qualité très variable. Ils regroupent par exemple des vernis recouvrant le bois des violons signés Stradivarius en passant par des variantes beaucoup plus quotidiennes et modestes. Mais aucun ne rivalise avec les qualités inhérentes à la véritable laque.


La laque : richesse et origines en Extrême-Orient


Tant en Chine qu'au Japon, l'utilisation de la laque remonte à l'époque néolithique. Des fouilles archéologiques ont permis d'établir les dates les plus anciennes proches de 6'000 ans avant JC. A cette époque, la laque était employée pour revêtir les objets utilitaires comme les objets rituels. Deux pigments étaient utilisés pour colorer la laque, le cinabre pour le rouge et le charbon de bois pour le noir. Très rapidement, la laque n’est plus considérée seulement pour ses qualités de protection, mais aussi d'ornement.


La Chine et le Japon développent rapidement et à leur plus haut niveau les Arts de la laque. Si la Chine a donné l'impulsion initiale d'une tradition artistique de haut niveau, le Japon rattrape bientôt ses maîtres et dès le premier millénaire de notre ère, l'histoire de la laque dans ces deux pays est engagée en un dialogue et une émulation constante. Ainsi le Japon développera la magie du maki-e, la technique que l’on retrouve aujourd’hui dans la collection Métiers d’Art – La symbolique des laques.



L’histoire de la laque au Japon


Au Vème et VIème siècle, l'influence culturelle et politique de la Chine est extrêmement forte au Japon. Elle touche à tous les domaines et les techniques de laque chinoise, beaucoup plus développées sur le continent à cette période, sont également transmises au Japon. Elles y trouveront un répondant immédiat. L'importance de la laque dans l'économie japonaise est attestée en 701 par le Code de Daihô (la législation fondamentale de l'Etat japonais) qui prévoit l'établissement d'un Bureau des laques, <




Métiers d'Art La Symbolique des Laques
envoyé par Tendance-Horlogerie. - Films courts et animations.

 

02 AOûT 2009

VACHERON CONSTANTIN - Une pièce unique en tantale pour Only Watch 09

C’est un modèle unique Quai de l’Ile qui sera présenté à la vente prévue à Monaco le 24 septembre prochain.


Communiqué
A l’occasion de la vente ONLY WATCH 2009 organisée au profit de l’Association monégasque contre les myopathies, Vacheron Constantin présente pour la première fois une pièce en tantale ©Vacheron Constantin

 

Depuis le lancement officiel de la nouvelle collection Quai de l’Ile au Salon de la Haute Horlogerie de Genève en avril 2008, Vacheron Constantin présente pour la première fois, à l’occasion de la vente ONLY WATCH 2009 qui aura lieu à Monaco le 24 septembre prochain, une pièce unique Quai de l’Ile avec – et c’est une grande Première dans les annales de la manufacture genevoise – une boîte en tantale.

Non seulement Vacheron Constantin n’avait jamais créée jusqu’ici une pièce en tantale, mais son cadran inédit a fait lui-aussi l’objet de recherches poussées des équipes de Vacheron Constantin, rendant ainsi un caractère unique à cette pièce faite tout spécialement au profit de l’Association monégasque contre les myopathies.

Si Vacheron Constantin avait utilisé jusqu’ici tous les métaux précieux que l’on retrouve dans le monde de l’horlogerie, y compris dès le XIXème siècle le palladium qui est utilisé ici pour les flancs et la couronne de la pièce unique ONLY WATCH 09’, ce sont de nombreux mois de développement techniques qui ont été nécessaires pour donner naissance au boitier de la pièce en tantale, révolutionnaire dans sa conception puisque composé de 7 principaux éléments qui permet l’alliance des deux métaux.

 

Vacheron Constantin Only Watch
©Vacheron Constantin

Le cadran semi-transparent de la Quai de l’Ile autorise lui un plongeon visuel sur la mécanique complexe du calibre 2460, estampillé du prestigieux Poinçon de Genève, conçu et manufacturé par Vacheron Constantin. Il est surtout la résultante d’une association entre le monde de l’horlogerie et les technologies les plus secrètes et les plus sophistiquées du « Security-Printing » (impression sécurisée des billets de banque et des passeports) présentant une combinaison inédite de gravure, de métallisation et d’encres spéciales qui laissent apparaître des écritures secrètes. Ainsi, on peut y lire, suivant la minuterie le message de soutien :

« Monaco, le 24 septembre 2009, main dans la main avec l’Association Monégasque contre les Myopathies, Vacheron Constantin soutient la recherche scientifique et médicale afin d’offrir une meilleure qualité de vie aux enfants atteints de la Myopathie de Duchenne».


La collection Quai de l’Ile, révélation d’une nouvelle dimension dans la Haute Horlogerie, alliée au tantale, métal que l’on retrouve dans l’industrie aéronautique et médicale :

Deux symboles forts de l’esprit de recherche et d’innovation qui ont animé tout au long du développement du projet, les équipes de Vacheron Constantin dans la conception et la réalisation de cette pièce unique pour ONLY WATCH, et qui sont nécessaires aux scientifiques qui travaillent à trouver des traitements thérapeutiques à une maladie toujours incurable aujourd’hui et qui atteint des dizaines de milliers d’enfants à travers le monde.

 

Vacheron Constantin Only Watch
©Vacheron Constantin




Technical details

Vacheron Constantin Quai de l’Ile
Unique piece Only Watch 2009
Date self-winding
Reference 86050/000M9560


CASE
Material Tantalum, Palladium 950
Diameter and height 41.00 x 50.50 mm,12.90 mm
Strap width 23.00 mm
Shape and construction Cambered rectangle, modular construction
Back Transparent, sapphire crystal, screwed-down
Finishing satin-finished
Crystal Sapphire with anti-reflective coating on under side, convex
Strap fastening Pivot screws; titanium tube spin-bar
Water resistance 3 Atm, equivalent to a depth of 30 meters

DIAL AND HANDS
Dial material Sapphire crystal
Finishing ° Sapphire crystal: galvanic growth of nickel, metallization, laser engraving and inking
Hours 3,6,9 and 12: galvanic growth of nickel, rhodium layer
1,2,4,5,7,8,10 et 11: engraving and black or white engraving
Material and kind of hands Hours and minutes: satin-finished 18K white gold with white luminescent material
Seconds satin-finished pfinodal

MOVEMENT
Reference 2460H410QH, Hallmark of Geneva
Rhodiumized -coloured snail-shaped exterior ring
Energy Mechanical, self-winding
Diameter and height 25.60 mm , 5.70 mm
Number of jewels 27
Frequency 28'800 vibrations / hour (4Hz)
Power reserve Approximately 43 hours
Indications hours, minutes and central seconds
Additional functions date disc with optimal readability

OTHER ELEMENTS
Strap Black hand-stitched, saddle-finish, square-scaled, high-shiny alligator leather
2nd strap Black vulcarbonised rubber
Clasp palladium triple-blade, folding clasp, polished half Maltese cross.

 

Vacheron Constantin Only Watch
©Vacheron Constantin

 

Lire aussi:
Only watch 09: toutes les montres mises aux enchères

Voir:
•  La galerie-photo des 34 montres mises aux enchères

 

 


 

02 AOûT 2009

VACHERON CONSTANTIN - Malte Phase de lune et Réserve de marche

Cinq finitions différentes pour un nouveau cadran des plus sophistiqués, la manufacture démontre une fois de plus son savoir-faire .

Communiqué

La forme tonneau depuis 1912 chez Vacheron Constantin. En 1889, la manufacture genevoise produit ses premières montres-bracelets. Elle s’attache également à explorer de nouveaux champs stylistiques, évoluant avec les grands courants artistiques qui marquent l’aube du XXe siècle. Allongeant, incurvant, ornant ou dépouillant le boîtier au gré de son inspiration, Vacheron Constantin s’est éloigné - déjà en 1912 - de la rondeur pure pour explorer des géométries plus audacieuses, à commencer par la forme tonneau.

Expression contemporaine de la sensibilité artistique de Vacheron Constantin, la ligne Malte est née avec le troisième millénaire, réinterprétant la forme tonneau. Gardienne d'une tradition horlogère genevoise ininterrompue depuis 1755, la Maison possède un patrimoine exceptionnel qui constitue une source inépuisable d'inspiration pour ses pièces contemporaines comme ce nouveau modèle Malte.

Avec son boîtier aux dimensions généreuses (39x49mm), l’originalité de ses attaches en éventail, son cadran au graphisme très typé et ses aiguilles de forme glaives facettées, la nouvelle Malte réjouira les plus exigeants.  Le boîtier de forme tonneau abrite un magnifique et harmonieux cadran - équilibre parfait entre l’horlogerie technique et traditionnelle - en or terminaison argentée.

On y trouve pas moins de cinq finitions différentes, d’une grande difficulté d’exécution. Sur la zone intérieure, il est décoré d’un fin guilloché main « Clous de Paris » argenté. La zone extérieure est, quand à elle, décorée d’un satiné vertical également argenté. La minuterie, la réserve de marche, Vacheron Constantin Genève et Swiss Made sont décalqués ; le compteur des secondes, placé à 6h, est satiné circulaire.

Pour finir, la zone de minuterie et celle de la réserve de marche sont sérigraphiés en blanc. L’indication de la phase de lune, savant mélange de technologie et de savoir-faire, est composée d’un disque avec un fond galvanisé et une face de lune en or 18 carats blanc ou rose selon le modèle. D’une grande largeur, le cadran permet une lecture adéquate et facile.

Il est ponctué de 9 index, 8 chiffres arabes, 2 chiffres romains et d’une croix de Malte ; le tout en appliques or 18 carats, blanc ou rose selon la version choisie. Le mouvement 1410 à remontage manuel qui équipe la Malte Phase de lune et Réserve de marche est entièrement développé et manufacturé chez Vacheron Constantin.

Il est frappé du prestigieux Poinçon de Genève, symbole de qualité réservé aux mouvements issus exclusivement des meilleurs ateliers genevois et bénéficie d’une finition artisanale exceptionnellement soignée. Un grenage à motif circulaire - le perlage - décore les deux faces de la platine dont le bord a été étiré, c’est-à-dire agrémenté de traits parallèles à l’aide d’une lime et anglé.

Par ailleurs, les ponts également méticuleusement étirés et anglés arborent un décor en côtes de Genève. En plus d’indiquer l’heure et la minute, le calibre 1410 affiche une phase de lune de grande précision qui ne nécessite aucun réglage pendant plus de 100 ans, et fournit l’indication de sa réserve de marche de plus de 40 heures. À remontage manuel, oscillant à 28 800 alternances/heure, il comporte 22 rubis. 

La Malte Phase de lune et Réserve de marche est disponible avec un boîtier en or 18 carats blanc ou rose 5N. Le fond satiné du boîtier est fixé par des vis. Le cadran est protégé par une glace saphir cambrée  et traitée antireflet. La parfaite étanchéité de l’ensemble jusqu’à 30 mètres de profondeur va évidemment de soi.

Ce garde-temps est accompagné d’un bracelet en cuir d’alligator à écailles carrées, noir pour le modèle en or blanc, marron pour le modèle en or rose, tous deux munis d’une boucle déployante en or assortie à la couleur du boîtier.

 

 

 

 

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Références 
Malte Phase de lune et Réserve de marche   83080/000G-9408 et 83080/000R-9407 

Calibre 
1410, développé et manufacturé Vacheron Constantin  Estampillé du Poinçon de Genève

Energie 
Mécanique à remontage manuel 

Épaisseur du mouvement 
4.2 mm 

Diamètre du mouvement 
26.00 mm 

Empierrage 
22 rubis 

Fréquence 
28'800 alternances / heure

Indications 
Heures et minutes,  
Petite seconde à 6 heures,  
Phase de lune,  
Réserve de marche.  

Réserve de marche 
Plus de 40 heures. 

Boîtier 
Or blanc ou or rose 5N 18 carats.  39 mm x 49 mm de forme tonneau  

Étanchéité 
Testée à une pression de 3 bar, équivalente à 30 mètres.  

Cadran 
Or blanc ou rose 5N 18 carats.  
Argenté, décor « Clous de Paris » guilloché main sur la zone intérieure, satiné vertical sur la zone extérieure.  
Croix de Malte et appliques en or blanc ou rose 5N 18 carats. 

Bracelet 
Cuir d’alligator noir ou brun, écailles carrées.  Cousu main, finition sellier.  

Fermoir 
Boucle déployante en or blanc ou rose 5N 18 carats.  Demi Croix de Malte polie.

 

 

 

01 AOûT 2009

Vacheron Constantin présente en première mondiale le dernier et ultime set Métiers d’Art Les Masques au Metropolitan Museum of Art de New York

Vacheron Constantin a organisé une soirée exceptionnelle

au Metropolitan Museum of Art de New York dans le cadre de l’inauguration de l’exposition

« A legacy of Collecting : African and Oceanic Art from the Barbier-Mueller Museum, Geneva»;

Une exposition dédiée aux chefs d’œuvres de la collection familiale Barbier-Mueller

et soutenue par Vacheron Constantin.


A cette occasion (une première dans l’histoire du musée new-yorkais),

une manufacture horlogère - Vacheron Constantin - a reçu 250 invités pour un diner

dans la grandiose salle du Temple de Dendur,

sous l’immense verrière du musée donnant sur Central Park.


En Première mondiale, les 4 dernières créations « Métiers d’Art Les Masques » ont été dévoilées

Des garde-temps qui célèbrent le savoir-faire horloger et la tradition des Métiers d’Art

cultivés sans interruption depuis plus de 250 ans, par la plus ancienne des manufactures du monde.




Partenaire du Musée Barbier-Mueller de Genève depuis 2007, Vacheron Constantin a organisé le 2 juin dernier au Metropolitan Museum of Art de New York, une soirée exceptionnelle dans le cadre de l’inauguration officielle de l’exposition « A legacy of Collecting : African and Oceanic Art from the Barbier-Mueller Museum, Geneva » ; une exposition dédiée aux chefs d’oeuvre de la collection familiale et soutenue par la manufacture horlogère.


Monique Barbier-Mueller et Juan-Carlos Torres, Directeur Général de Vacheron Constantin, entourés de Marc Guten, Directeur International de Vacheron Constantin, Hugues de Pins, Président de Vacheron Constantin North America et Laurence Mattet, Directrice du Musée Barbier-Mueller de Genève, ont été les hôtes de cette unique soirée.


250 invités – clients, collectionneurs, amateurs d’art et amis de Vacheron Constantin – ont ainsi été accueillis dans le plus grand des musées new-yorkais et l’un des plus importants du monde tant par sa dimension que par la qualité de ses collections.


Au fil de la soirée, les convives ont découvert en primeur la nouvelle exposition du Musée Barbier-Mueller (qui se tient au MET jusqu’au 27 septembre 2009). Ils ont ensuite pu admiré - dans la grandiose salle du Temple de Dendur sous l’immense verrière qui donne sur Central Park - une exposition de montres anciennes exceptionnelles issues du patrimoine de Vacheron Constantin ainsi que les deux premiers coffrets de garde-temps « Métiers d’art Les Masques » mis en scène avec les masques originaux du Musée Barbier-Mueller, le tout agrémenté d’une démonstration des Métiers d’Art horlogers, et en particulier celui du Maître Graveur et celui du Maître Horloger.


Point d’orgue du dîner : un spectacle de danse de la célèbre Juilliard School (dont la chorégraphie en sons et lumière faisait référence aux quatre continents d’où sont issues les créations « Métiers d’Art Les Masques ») a précédé la présentation - en Première mondiale - du troisième et ultime coffret des 4 derniers garde-temps « Métiers d’Art Les Masques »; Une collection célébrant le savoir-faire horloger et la tradition des Métiers d’Art chers à la marque horlogère genevoise.


La soirée fût riche en émotions… Un « Grand Final » à la collection « Métiers d’Art Les Masques » comme un hommage à la famille Barbier-Mueller, mais aussi à l’intelligence de la main de l’homme, témoignant une nouvelle fois encore de l’attachement profond de Vacheron Constantin à l’art et à la culture, au voyage et à la découverte.


 

 

 

A propos de la collection Vacheron Constantin « Métiers d’Art Les Masques »

 

Dévoilée pour la première fois au Salon International de la Haute Horlogerie à Genève en 2007, la collection de garde-temps Vacheron Constantin « Métiers d’Art Les Masques » met en scène les Métiers d’Art chers à la manufacture horlogère genevoise, et en particulier celui de Maître Graveur.

 

Il s’agit à chaque fois d’un masque authentique reproduit et miniaturisé sur le cadran d’une montre. Les masques originaux ayant inspiré cette collection sont tous issus de la collection privée du Musée Barbier-Mueller de Genève, la plus grande collection privée d’arts premiers au monde. Trois séries – une par an, limitée à 25 exemplaires chacune – ont ainsi été présentées à raison de 4 créations représentant 4 masques différents issus de 4 régions distinctes du monde – Asie, Amériques, Océanie et Afrique.

 

Chaque garde-temps de cette collection est doté du calibre Vacheron Constantin 2460G4 à remontage automatique et estampillé du prestigieux Poinçon de Genève. Ce mouvement permet de lire le temps sans aiguille. Par un jeu de roues et d’engrenages, quatre disques s’inscrivent dans des guichets – heures, minutes, jour et date – libérant ainsi le centre du cadran afin que les artisans puissent donner libre cours à leurs créations et pour que le masque puisse y prendre place.

 

C’est le troisième et ultime coffret de quatre garde-temps qui a été présenté à New York en Première mondiale au Metropolitan Museum of Art. Les quatre masques reproduits et miniaturisés provenant d’originaux d’Indonésie, de la région du Tibet, du Mexique et du Gabon.


Fondé en 1755 à Genève, Vacheron Constantin est la plus ancienne manufacture horlogère au monde avec une activité et une expertise ininterrompue depuis plus de 250 ans. Fondateurs de l’esprit même de la Haute Horlogerie technique et précieuse, les hommes et les femmes de Vacheron Constantin continuent aujourd’hui à Genève de concevoir, développer et produire des garde-temps d’exception, fidèles aux trois fondamentaux de la marque : Technique maîtrisée, esthétique harmonieuse et inspirée, et finition extrême.

 

 

Vacheron Constantin et le Musée Barbier-Mueller

 

Genève a le privilège d’abriter dans les murs de sa vieille ville, l’une des plus belles et des plus riches collections privées d’Arts Premiers qui soit : celle du Musée Barbier-Mueller initiée dans les années 20 par Josef Mueller, et perpétuée depuis par sa fille Monique et son époux Jean Paul Barbier-Mueller. En mai 1977, trois mois après le décès de Josef Mueller, le couple ouvre à Genève le premier musée qui porte leur nom. En 1997, ce sera au tour du Museu Barbier-Mueller Precolombi de Barcelone d’ouvrir.

 

C’est en 2007 à l’occasion des 100 ans de la collection familiale que Vacheron Constantin devient partenaire du Musée Barbier-Mueller de Genève. Le Musée fête cette année-là ses 30 ans et les 10 ans du Musée de Barcelone.

 

National Palace Museum de Taïpeï à Taïwan, Musée Jacquemart-André à Paris… et aujourd’hui New York au Metropolitan Museum of Art, les deux institutions genevoises affichent un partenariat et une complicité qui témoignent d’un attachement commun aux diversités culturelles et à un esprit pionnier qui ne les a jamais quittés.

 


 

01 AOûT 2009

Vacheron Constantin à Moscou : ouverture d’une Boutique exclusive

Vacheron Constantin, la plus ancienne Manufacture au monde en activité continue depuis sa fondation en 1755, célèbre cette année son 250e anniversaire. La prestigieuse Maison de Haute Horlogerie, au terme d’un quart de millénaire d’existence, perpétue sa très longue tradition d’exclusivité au-travers d’une production raffinée dont les créations horlogères les plus sophistiquées disposeront désormais à Moscou d’un écrin intimiste et chaleureux. Vacheron Constantin y inaugure sa Boutique, un espace imprégné de l’esprit prévalant dans la boutique historique de Genève.


Située Rue Stolechnikov 5, la nouvelle Boutique se déploie sur 80 mètres carrés, un lieu dédié à la Haute Horlogerie et à la convivialité. Elle offre en permanence à l’amateur et au collectionneur l’ensemble de la collection Vacheron Constantin, et parmi laquelle figurent quelques-unes des créations de Haute Horlogerie les plus significatives réalisées par Vacheron Constantin : pièces du 250e anniversaire, large palette de grandes complications dont la Répétition Minutes dans sa version squelette, sans oublier les pièces étincelantes destinées à la clientèle féminine et les modèles à petite et moyenne complication. Platine, or dans ses différentes nuances de couleur ou acier, les seuls métaux nobles ont droit d’asile dans la Boutique.


Sous un angle historique, l’ouverture de la Boutique de Moscou s’inscrit dans la continuation des relations très anciennes nouées entre la Russie et la Maison d’horlogerie depuis bientôt deux siècles. C’est en 1819 que Vacheron Constantin y livre sa première montre à répétition au Prince Potemkine. Ce premier pas sera suivi de nombreuses livraisons de pièces de commande à l’élite russe : le Prince Alexandre Dolgorouky, SAI le Grand Duc Wladimir, la Comtesse Schouvalov, la Princesse Wassiltchikoff, la Princesse Bariatinsky et de très nombreux autres clients jusqu’à aujourd’hui. Rien n’a changé depuis l’aube du XIXe siècle entre Vacheron Constantin et la Russie, qui partagent un faisceau de valeurs culturelles communes dans le domaine pointu des arts horlogers.


L’inauguration officielle célébrée le 13 octobre a révélé un ensemble horloger exceptionnel aux nombreux invités, qui ont découvert un espace sobrement décoré, mais laissant place à une architecture et un design intérieur en harmonie avec la prestigieuse Maison horlogère : bois précieux, cuir et répartition des aménagements intérieurs dégagent une atmosphère empreinte d’intimité et de sérénité. Conformément à l’esprit pérennisé par Vacheron Constantin, la Boutique est un espace de culture et de partage dans lequel chacun est convié à venir pour découvrir la collection ou, plus simplement, pour parler de Haute Horlogerie devant un thé ou un café. La Boutique offre par ailleurs l’ensemble des services qualitatifs chers à Vacheron Constantin, qu’il s’agisse d’un changement de bracelet, d’une opération de service sur une montre, d’un conseil ou de n’importe quel renseignement relatif à Vacheron Constantin.


La Boutique est ouverte quotidiennement de 12h00 à 21h00, à l’exception du dimanche où l’heure de fermeture est fixée à 19h00.


LYNDA BOCCARA



 

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